Ces quelques rédactionnels vous donneront une idée plus précise de ce que vous pourrez faire découvrir à vos lecteurs.
Sartène
Sous préfecture, chef-lieu d’arrondissement, Sartène, baptisée par Mérimée “la plus corse des villes corses”, s’honore, depuis mai 1864, du titre de plus grande commune de notre île. Bâtie à 300 m d’altitude, la ville s’est développée à partir du XVIème siècle autour de constructions médiévales situés sur l’éperon rocheux du Pitraghiu. En entrant à Sartène par le vieux pont d’A Scaledda, on découvre que ce secteur conserve encore une portion de remparts avec une tour d’angle, l’échaugette. À partir de 1520, les génois vont enserrer le Pitraghiu et le quartier d’A Manighedda de murailles dont un bâtiment fortifié, le Palais des Gouverneurs, l’actuelle mairie. Cette bâtisse du XVIème siècle encore dotée de mâchicoulis abritait le logement du lieutenant génois. À la base de cet édifice les Génois aménagèrent une entrée voûtée, sans doute dotée d’un pont-levis, qui commandait l’accès à la citadelle. Au-dessus de cette voûte figure le blason de la ville (une tour crénelée, cernée de deux mouflons et surmontée de la tête de maure, le tout en argent). L’église paroissiale dédiée à Santa Maria Assunta renferme quelques trésors dont certains sont classés Monuments Historiques. Une partie de ce riche patrimoine est composée d’une statue en marbre de la Vierge et l’Enfant datant du XVIème siècle, de deux tableaux, l’un représentant l’Annonciation (XVIIème siècle) et l’autre une Mater Dolorosa encadrant le maître-autel en marbre polychrome importé d’Italie (XVIIème siècle), ainsi qu’un ensemble de quatorze toiles figurant le Chemin de la croix offert par l’Impératrice Eugénie. La croix et les chaînes exposées rappellent qu’ici, se déroule le soir du Vendredi Saint la procession du Catenacciu qui symbolise la montée du Christ au calvaire.
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